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Rubrique Sorties et voyages pédagogiques 2016-2017

Voyage PAM Pays-Bas Avril 2017

Le 12 mai 2017 - Administrateur

Pendant 4 jours, la 3e2 s’est rendue aux Pays-Bas du 11 au 14 avril, de Rotterdam à Lelystad en passant par Amsterdam pour réaliser de nombreux reportages sur le développement des Pays-Bas pour connaître son impact sur la nature dans l’histoire et dans les futurs projets.

Jour 1

A plusieurs reprises, la classe s’est divisée en plusieurs groupes pour réaliser davantage d’interviews et de reportages. Ainsi, le premier jour, nous avons filmé le site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO à Kinderdijk où se trouvent les anciens moulins à vent les mieux conservés de tout le pays. Rencontre avec un guide francophone, le responsable de la communication et un meunier qui nous a fait une démonstration du fonctionnement de son moulin, tour de bateau électrique pour filmer au mieux les canaux, les polders et les moulins. Enfin, le groupe est revenu en transports en commun jusqu’à Rotterdam, situé à 15 kilomètres. Ils ont emprunté un bateau très rapide qui les a vite conduits au centre de la deuxième ville néerlandaise.
Le deuxième groupe a interviewé M. Van de Born, l’un des meilleurs architectes néerlandais, spécialisé dans les bâtiments économes en énergie et les projets d’urbanisme respectueux de l’environnement. Nous avons ensuite filmé quelques unes de ses constructions comme The Red Apple, une tour originale et économe en énergie et d’autres monuments originaux contemporains à Rotterdam.
Le troisième groupe a interviewé un guide du Centre d’accueil du public du plus grand barrage amovible des Pays-Bas, le Maeslantkering, situé en aval de Rotterdam, sur la Meuse. Il est le dernier immense ouvrage (22 m de haut, 210 m de long) du Plan Delta qui permet de protéger cette région des tempêtes de la Mer du Nord et des inondations.
Toute la classe avait rendez-vous au centre-ville pour dîner dans la Market hall, gigantesque halle moderne puis nous sommes allés dormir dans une auberge de jeunesse.

Jour 2

Le premier groupe a d’abord filmé le début de la journée des Amstellodamois (habitants d’Amsterdam) qui prennent, pour la plupart, les transports en commun (train, bateau, bus, tramway, métro) ou leur bicyclette. Puis nous avons rejoint deux habitants d’un quartier écologique sans voiture qui fête ses 20 ans cette année, le GWL terrein, projet conçu en partie par M. Van de Born et son cabinet d’architectes. Visite parmi les jardins, squares, ruelles et allées réservées aux piétons et cyclistes. Ensuite, nous avons rejoint le deuxième groupe au centre-ville après une longue promenade piétonne, ponctuée de prises de vues.
Le second groupe avait rendez-vous avec un spécialiste de la gestion de l’eau à Amsterdam : canaux, eau potable, assainissement. Tout un parcourt a été réalisé à Amsterdam pour comprendre et filmer cette ville parfois appelée la Venise du nord avec ses 1281 ponts et 160 canaux ! Puis le groupe a interviewé un Conservateur du Musée d’Amsterdam pour mieux comprendre l’histoire de cette ville marchande et ouverte sur le monde.
Enfin, nous nous sommes rendus en autocar jusqu’à Lelystad, capitale de la nouvelle région néerlandaise du Flevoland, sous une pluie battante. Nous avons investi un magnifique voilier en bois de quatre mats, construit dans une ville voisine, Kampen et baptisé « Summertime ».

Jour 3

Le premier groupe est resté dans le bateau pour naviguer jusqu’aux îles artificielles et en construction, les Marker Wadden, toutes proches du port. Après une courte navigation en compagnie de responsables du projet que nous avons interviewé dans le bateau, nous avons pu découvrir la première île de sable et y poser les pieds afin d’interviewer le responsable des travaux. Nous avons été le premier groupe de Français à filmer et visiter ce lieu unique au monde car quatre de ces îles seront destinées à la reproduction des oiseaux. Un autre objectif est de créer des courants afin d’améliorer la vie aquatique encore trop pauvre dans ce lac qui, auparavant, était la Mer du Sud, avant que celle-ci soit fermée par une digue qui l’a séparée de la Mer du Nord.
Pendant ce temps, le second groupe a découvert une station de pompage de l’eau douce qui permet aux Polders de ne pas être recouverts d’eau car ils sont très en dessous du niveau de la mer. Nous avons ensuite filmé la digue qui sépare ce grand lac en deux, près des futures îles Marker Wadden. Ensuite, nous avons terminé ce reportage terrestre par un parc éolien très important près de Lelystad.
Les deux groupes se sont retrouvés pour hisser les voiles l’après-midi. Cap sur les éoliennes géantes d’Urk, un petit port qui fut auparavant une île et qui voisine maintenant avec d’immenses éoliennes, les plus hautes du monde, qui mesurent 190 m et 86 plus petites.

Jour 4

La classe a exploré toute la matinée le port de Lelystad puis son musée consacré à l’archéologie et à l’histoire contemporaine de la région, le Nieuwland museum. Un groupe a suivi un guide qui leur a fait découvrir un magnifique voilier du 17e siècle, le Batavia, reconstitution d’un modèle d’époque, réalisé par une équipe de passionnés de construction navale. Un autre groupe a suivi la visite guidée du musée, centrée sur l’originalité de cette nouvelle région qui a seulement 70 ans d’existence, née de travaux titanesques réalisés depuis les années 1930 jusqu’à nos jours. Le troisième groupe a étudié les premières années de cette région en cherchant des photographies d’archives au centre de documentation du musée.
L’après-midi a été consacré à la découverte du musée pour les groupes qui ne l’avaient pas visité. Puis ils ont eu droit à une petite séance de shopping dans le centre commercial voisin Batavia. Le second groupe, lui, a rencontré les responsables politiques de la Province du Flevoland et la maire de Lelystad. Les interviews étaient axés sur l’originalité de la création d’une nouvelle province et les conséquences environnementales et politiques. Plusieurs constats ont pu être faits : il est plus facile de créer une ville écologique quand il n’y a pas de patrimoine ancien (faut-il tout détruire notre patrimoine ?) et que les habitants sont beaucoup plus ouverts aux projets novateurs (moins de conservatisme), d’où la présence importante d’éoliennes dans la province car les habitants ont pu investir dans les projets et bénéficient d’un gain financier grâce à la production d’électricité. La Province peine cependant a se développer, les Néerlandais craignant de s’ennuyer un peu dans cette province nouvelle et un peu trop « nature » !
Enfin, toute la classe s’est retrouvée pour dîner au restaurant avant un retour nocturne à Paron.


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